Embolie pulmonaire : symptômes et diagnostic
L'embolie pulmonaire (EP) est un caillot qui bloque une artère du poumon. C'est une urgence vitale dont le diagnostic est souvent retardé.
Les symptômes d'alerte
- Dyspnée brutale (essoufflement soudain) — symptôme le plus fréquent
- Douleur thoracique, souvent latéralisée, augmentée par l'inspiration profonde
- Tachycardie (pouls rapide > 100/min)
- Hémoptysie (crachats sanglants) — dans 30% des cas
- Malaise, lipothymie ou syncope dans les formes graves
- Signes de phlébite associés (mollet gonflé, rouge, douloureux)
Facteurs de risque
- Immobilisation prolongée (voyage > 6h, alitement, plâtre)
- Chirurgie récente (surtout orthopédique et pelvienne)
- Cancer actif
- Contraception oestrogénique + tabac
- Antécédent personnel ou familial de thrombose
- Grossesse et post-partum
- Obésité
Diagnostic
La démarche diagnostique suit un algorithme : score de probabilité clinique (score de Wells ou score de Genève révisé) → D-dimères si probabilité faible/intermédiaire → angioscanner thoracique si D-dimères positifs ou probabilité forte.
L'angioscanner thoracique est l'examen de référence : il visualise directement le caillot dans les artères pulmonaires.
Traitement
Anticoagulation immédiate : HBPM (ou HNF dans les formes graves) relayée par un anticoagulant oral (AOD type rivaroxaban ou apixaban). Durée : 3 à 6 mois minimum.
Dans les formes graves avec choc : thrombolyse (altéplase) pour dissoudre le caillot en urgence.
Questions fréquentes
Peut-on mourir d'une embolie pulmonaire ?
Oui. L'EP massive est mortelle dans 30% des cas sans traitement. Avec un traitement anticoagulant rapide, la mortalité tombe à 2-5%.
Comment prévenir l'embolie pulmonaire ?
Bas de contention lors des voyages > 6h, anticoagulation préventive après chirurgie, lever précoce après une opération, hydratation en avion.